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Opinión | Por Smith Augustin

En ce 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition, je tiens avant tout à vous remercier pour l’honneur qui m’a été accordé de servir notre pays à ce niveau élevé de responsabilité.

La transition entre désormais dans une nouvelle phase. À ce titre, j’adresse mes vœux de plein succès au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, appelé à conduire le processus de transition et le dialogue national vers la réalisation des objectifs essentiels de retour à la paix, de rétablissement de la sécurité et de l’ordre constitutionnel.

Je quitte ma fonction présidentielle sans amertume, avec une réelle inquiétude pour l’avenir de notre pays, mais sans perdre espoir. Enseignant-chercheur et militant des droits de l’Homme, je retournerai à mes activités académiques et militantes, convaincu que l’éducation, la formation de l’esprit critique, la transmission du savoir et la lutte pour un monde plus juste sont essentielles à la reconstruction nationale.

La République est plus forte lorsque nous refusons la peur et combattons l’ignorance autant que le mensonge et la division. Ces vingt-deux mois de mission au CPT ont été jalonnés d’épreuves, d’accusations graves et de campagnes de dénigrement, dont mes proches ont tristement subi les conséquences. À toutes celles et tous ceux qui ont traversé ces moments difficiles à mes côtés, j’exprime ma profonde gratitude. Face à ces tempêtes, j’ai toujours choisi la sérénité, la vérité, la confiance dans la justice, le respect des institutions et le refus de la haine.

L’expérience m’a autant éprouvé qu’elle m’a formé. Elle n’a pas été exempte d’erreurs ni de décisions imparfaites, mais j’ai constamment agi dans le respect des valeurs républicaines, animé par la volonté de servir l’intérêt général. En charge des affaires étrangères, j’ai porté la voix d’Haïti sur la scène internationale, notamment à l’Organisation des États Américains et lors du sommet CELAC–Union européenne, afin de rappeler que l’insécurité qui frappe notre pays constitue un défi transnational appelant une coopération sincère et respectueuse de notre souveraineté.

J’ai également soutenu le renforcement de l’enseignement supérieur et de la recherche, à travers l’augmentation du budget de l’Université d’État d’Haïti et la création du Conseil de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que des avancées concrètes en matière d’accès à la justice, notamment par la création et l’ouverture dans le pays de nouveaux tribunaux civils.

Dans un contexte sécuritaire et institutionnel particulièrement difficile, j’ai œuvré, aux côtés de mes collègues, à poser des jalons en vue de la stabilisation de l’État. Si le temps n’a pas permis d’en apprécier pleinement les résultats, je demeure convaincu que ces efforts produiront leurs effets. À la jeunesse haïtienne, je lance cet appel solennel : n’ayez pas peur de vous engager. Servir l’État avec éthique, courage et discipline demeure un devoir et un honneur.

Même lorsque le chemin est semé d’incompréhensions injustes, d’envie ou de trahisons, continuez de vous préparer. Haïti a besoin de femmes et d’hommes compétents, honnêtes et résilients pour transformer la douleur collective en projet national. Enfin, à mes collaborateurs et collaboratrices, à mes camarades politiques de RED, EDE et Compromis Historique, au-delà de nos désaccords occasionnels, je vous remercie pour votre confiance et votre soutien. L’histoire de notre Nation continue de s’écrire et, fidèle à mes convictions, je resterai au rendez-vous.

Vive la République, Vive la Nation haïtienne !

ESPAÑOL

Este 7 de febrero de 2026, fecha que marca el fin del mandato del Consejo Presidencial de Transición, deseo, ante todo, agradecerles el honor que me han concedido de servir a nuestro país con esta alta responsabilidad.

La transición entra ahora en una nueva etapa. En este sentido, deseo el mayor éxito al Primer Ministro Alix Didier Fils-Aimé, quien está llamado a liderar el proceso de transición y el diálogo nacional para alcanzar los objetivos esenciales de restablecer la paz, la seguridad y el orden constitucional. Dejo la presidencia sin amargura, con genuina preocupación por el futuro de nuestro país, pero sin perder la esperanza.

Como docente, investigador y activista de derechos humanos, retomaré mi labor académica y activista, convencido de que la educación, el desarrollo del pensamiento crítico, la transmisión del conocimiento y la lucha por un mundo más justo son esenciales para la reconstrucción nacional. La República es más fuerte cuando rechazamos el miedo y combatimos la ignorancia tanto como la mentira y la división.

Estos veintidós meses de mi misión en el CPT han estado marcados por juicios, graves acusaciones y campañas de desprestigio, cuyas consecuencias han sufrido dolorosamente mis seres queridos.

A todos los que me han apoyado en estos momentos difíciles, les expreso mi más profunda gratitud. Ante estas tormentas, siempre he optado por la serenidad, la verdad, la fe en la justicia, el respeto a las instituciones y el rechazo al odio.

La experiencia me puso a prueba tanto como me moldeó. No estuvo exenta de errores ni decisiones imperfectas, pero actué siempre conforme a los valores republicanos, impulsado por el deseo de servir al interés general.

Como Ministro de Relaciones Exteriores, representé a Haití en el escenario internacional, en particular en la Organización de los Estados Americanos y la cumbre CELAC-Unión Europea, para enfatizar que la inseguridad que azota a nuestro país constituye un desafío transnacional que requiere una cooperación sincera y respetuosa de nuestra soberanía.

También apoyé el fortalecimiento de la educación superior y la investigación mediante el aumento de la financiación de la Universidad Estatal de Haití y la creación del Consejo de Educación Superior e Investigación Científica, así como avances concretos en el acceso a la justicia, en particular mediante el establecimiento y la apertura de nuevos tribunales civiles en todo el país.

En un contexto institucional y de seguridad particularmente complejo, trabajé junto a mis colegas para sentar las bases de la estabilización del estado. Si bien el tiempo aún no ha permitido una evaluación completa de los resultados, sigo convencido de que estos esfuerzos darán frutos. A la juventud haitiana, les hago este solemne llamado: no tengan miedo de comprometerse. Servir al Estado con ética, valentía y disciplina sigue siendo un deber y un honor.

Aun cuando el camino esté plagado de injustos malentendidos, envidias o traiciones, sigan preparándose. Haití necesita mujeres y hombres competentes, honestos y resilientes para transformar el sufrimiento colectivo en un proyecto nacional. Finalmente, a mis colegas y camaradas políticos de RED, EDE y Compromis Historique, más allá de nuestros desacuerdos ocasionales, les agradezco su confianza y apoyo. La historia de nuestra nación sigue escribiéndose y, fiel a mis convicciones, seguiré comprometido con ella.

¡Viva la República! ¡Viva la nación haitiana!