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De la frontera | Redacción Espacinsular

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) a poursuivi les 4 et 5 décembre 2015 ses séances de sensibilisation dans le site Tête-à-l’eau, dans les communautés de Récif et de Réfugié.

  Un total de 350 kits hygiéniques a été également distribué dans ces zones frappées par l’épidémie de choléra qui a déjà fait 20 morts et plus de 40 personnes infectées.  

Réunie sous un arbre se trouvant dans le site de Tête-à-l’eau, environ une centaine de familles revenues de la République Dominicaine ont participé à la séance de sensibilisation. En présence des agents de la protection civile, les intervenants ont expliqué aux participants ce que le choléra peut causer  comme dommage dans la communauté. Ils les ont invités à traiter autrement leur espace afin d’éviter les risques de contamination. Cette intervention a été faite en concertation avec un représentant du ministère de la Santé Publique et de la population(MSPP).  

Les participants (es) à cette séance de sensibilisation n’ont pas caché leur satisfaction face au geste posé par le GARR.  

« Je suis très reconnaissante envers le GARR qui nous a rendu plusieurs visites dans ce site. La séance de sensibilisation qu’il a organisée en notre faveur va nous aider à mieux gérer notre espace afin de prévenir le choléra », a exclamé une participante.  

A la fin de la séance, les chefs de familles  ont reçu chacun un kit hygiénique contenant du chlore, du papier hygiénique, du savon et d’autres désinfectants. 

 Les habitants du quartier Récif situé à quelques kilomètres de la ville ont eux aussi pris part à une séance de sensibilisation organisée par le GARR. Ils ont aussi reçu chacun un kit hygiénique.  

La communauté Récif est dans une situation très critique. Ses habitants vivent uniquement de la pêche et n’ont pas accès à l’eau potable. 

 « Ici, c’est difficile de s’approvisionner en eau. Pour en avoir accès nous sommes obligés de nous rendre au centre-ville dans un yacht, ou à Banane qui se trouve à 20 kms et l’on ne peut s’y rendre qu’à pied. Un récipient d’eau contenant cinq galons se vent ici à 30 gourdes. C’est un véritable calvaire pour nous », s’est alarmée Joceline. 

 Les habitants du quartier Réfugié situé non loin de la ville se sont également montrés aussi satisfaits des séances données par le GARR.  Ils ont été pendant environ 30 minutes sensibilisés sur l’épidémie du choléra qui a déjà fait plusieurs victimes dans cette zone.  

 Les interventions faites par le GARR ont été possibles grâce aux supports de ses partenaires notamment de l’organisme britannique Christian Aid/UNICEF et de l'AFSC. 

 Le GARR est consterné face à la situation critique dans laquelle vivent ces populations. Elles n’ont pas accès à l’eau potable. Leurs droits au logement, à la santé, à l’éducation, etc... sont systématiquement violés. Il lance un cri d’alarme aux autorités du pays pour voler dans l’immédiat au secours de ces personnes qui vivent dans des situations extrêmement difficiles.